L’Ennui Parfait – 5

Une de mes résolutions en 2015 en tant qu’être humain est de prendre soin de notre planète et de ses habitants.Récemment, cela s’est manifesté par une petite action qui me tenait vraiment très à coeur. Je suis ravie de l’avoir fait et j’espère qu’elle permettra de faire du bien à un petit être.

J’ai donc parrainé au sein d’un zoo un animal déclaré en danger d’extinction et vulnérable par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

J’ai choisi le panda roux. 

Le panda roux est un petit animal au pelage flamboyant qui se situe entre l’espèce du raton-laveur et celle des ours.  Il est le seul représentant de la famille Ailuridés et vit en Asie exclusivement puisqu’il consomme du bambou pour sa survie. Il dispose de petits yeux tous noirs, de moustaches blanches et d’une truffe. Sa queue rayée et ses six doigts lui permettent de monter aux arbres où il se prélasse en été. Il est l’emblème du géant du web Mozilla.

Aujourd’hui, il resterait moins de 10 000 pandas roux sauvages vivant dans leur milieu naturel. De plus, on estime que d’ici 30 ans, cette population aura encore diminué de 10%. En Chine, le panda roux a perdu près de 40% de ses pairs durant les 50 dernières années. Chiffre alarmant pour une bête si attachante. Cela s’explique différents facteurs : la destruction de son habitat naturel, la chasse, la difficulté de la repousse du bambou après le passage de l’Homme- bambou qui est la nourriture quasi exclusive du panda roux (il en consomme 200 000 feuilles par jour !) etc…Il est en voie d’extinction au Népal et en Inde.

Etant amoureuse de cette petite bête, en me documentant sur sa situation actuelle et surtout en me renseignant sur les actions à mener pour sa sauvegarde, j’ai décidé d’agir.

Pourquoi le parrainage ? 

Devenir parrain d’un animal dans un zoo est une action très simple à réaliser. En faisant un don, on s’assure de contribuer à son bien-être au quotidien. J’ai donc recherché les programmes de parrainage qui permettraient de sauvegarder l’espèce voire de favoriser sa reproduction en milieu captif qui est très difficile.

L’animal choisi est aussi une espèce menacée et cela me tenait à coeur de pouvoir aider à sa protection.

Je me suis renseignée sur le zoo en question, posé des questions aux personnes qui avaient déjà contribué à ce programme et surtout pris le temps de le réflexion.

Sachez que un parrainage permet de disposer d’une réduction d’impôts comme tout don fait en faveur d’un organisme agréé par l’Etat (liste disponible sur le net). Un reçu fiscal est envoyé par le zoo afin de prouver votre contribution et à vous de l’inscrire sur votre fiche d’impôts. Plutôt pas mal pour vous décider non ?

Certains zoos proposent un don libre, d’autres une somme imposée. La formule que j’ai choisi est la seconde.

Une fois le zoo trouvé et les renseignements obtenus, j’ai sauté le pas. Et en bonus, ce zoo me propose une visite de mon petit protégé lors de la journée des parrains pour pouvoir le rencontrer. Je suis folle de joie :)

Pour infos : le zoo en question est le zoo de Thoiry.

@sources : zoo de Thoiry, web, youtube

L’Ennui parfait – 3

En ce moment, le stress fait partie intégrante de moi. Je vis une période assez compliquée où chaque jour, une contrariété nouvelle vient s’ajouter aux autres. Je suis donc stressée et j’en veux à la Terre entière, à moi-même et au karma. Ce stress génère des disputes, des soirées ambiances gâchées, des nuits courtes et des questionnements assez importants sur ma vie, mon quotidien, mon avenir. Il faut dire que je prends toujours les choses à coeur, voire beaucoup trop à coeur.

Je n’ai jamais vraiment été sujette au très grand stress. Comme tout le monde, j’ai subi le stress des examens, des études, des examens médicaux aussi, des recherches d’emplois vitales, des disputes, des déceptions amoureuses ou non etc etc… Cependant, j’ai toujours su régler les choses avec efficacité en essayant de trouver des solutions ou bien en attendant que le temps passe et fasse son oeuvre réparatrice.

D’un tempérament réfléchi, je sais prendre du recul. Et de plus en plus avec l’âge. Les situations qui m’exaspéraient à mes 20 ans ne sont plus aussi invivables à 25. Et heureusement ! Ce grand pas vers la maturité est réconfortant.

Mais je me rends compte que ces derniers temps, je le fais subir à mon entourage proche : mon copain. Ce mec qui me supporte (dans tous les sens du terme). Aussi bien moralement dans mes crises de panique, que dans mes décisions les plus simples et les plus difficiles, ce type là me supporte.

Mon entourage proche se résume aussi à ma colocataire, puisqu’elle est directement baignée dans mon stress quotidien mais aussi à mes amis. Et là, ce cercle d’amis, qui est supposé être une soupape de décompression, devient une éponge. Ambiance plombée d’avance pour eux qui supportent également ma mauvaise période comme un fardeau.

Dans le but de pouvoir amoindrir ce stress, j’ai mis en place quelques petites règles de conduite simples et parfois très efficaces.

1- Souffler 

Cela se manifeste par aller faire un tour, écouter de la musique, courir, danser, boire un café dans un troquet, un cours de yoga… Peu importe mais zapper la contrariété au moins un quart d’heure voire plus. Cela permet de passer à l’étape numéro 2.

2- Prendre énormément de recul

J’essaie de me dire qu’il y a pire dans la vie. Je relève les points positifs et cible concrètement les points négatifs. Visualiser les aspects nocifs d’une situation permet de mieux les analyser et donc d’en tirer des leçons. Tout prendre à coeur tout le temps n’est pas non plus une bonne chose car passer d’une immense joie à une immense peine favorise le stress oxydatif. Il vaut mieux donc souffler un coup et se dire qu’on a vu pire, qu’on a surmonté pire et qu’il y aura pire au cours de notre vie.

3- Trier 

En prenant du recul, on prend de la hauteur sur ses sources de stress. Est-ce que cette canalisation bouchée est insurmontable et vaut la peine de pleurer et rager contre mon copain, ma coloc et le plombier ? Non, pas forcément. Les impôts qui débarquent sans prévenir ? Un peu plus déjà, j’avais prévu d’aller dans les Pouilles cet été, c’est râpé. Ce décès dans mon entourage ? Un choc pour moi et mes proches…

Affronter la vie permet aussi de mieux hiérarchiser les tracas et le stress engendré. Biensûr qu’un décès sera toujours plus douloureux qu’une canalisation bouchée, ce sont de simples exemples….

4- Parler de son problème

En parler, c’est aussi rendre vivant le problème qui se pose. Rendre vivant son stress et pouvoir avoir un avis extérieur, cela aide aussi à voir les choses différemment et sous un autre angle. Il faut cependant savoir en parler aux bonnes personnes selon la gravité de la situation. Une personne de confiance ou qui a vécu les mêmes choses par exemple. C’est aussi une façon d’expliquer son stress à quelqu’un qui le subirait indirectement et donc de lui donner les raisons de sa susceptibilité du moment. Ne pas oublier surtout que votre entourage n’est pas dans votre tête.

5- Trouver des solutions 

Ce stress peut avoir des solutions à court et long terme. Régler un problème se fait naturellement parfois en laissant le temps agir (un chagrin d’amour, une dispute). Parfois, il dispose d’une solution immédiate (trouver un plombier pour une canalisation bouchée). En analysant, on trouve des solutions et ça permet d’avancer et de se relaxer.

Quand un stress provient d’une période particulièrement dure à vivre comme les examens ou une accumulation de contrariété comme dans mon cas actuel, il suffit juste de se rappeler que la roue tourne. Et elle tourne vraiment !

Enfin : être moins difficile avec soi même !

Être moins exigeant avec soi-même est le plus important. Et cette règle, j’essaie de  l’appliquer au quotidien avec rigueur. Pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas tout contrôler, on ne peut pas toujours être au top, on ne peut pas toujours réussir, on ne peut pas toujours avoir ce que l’on souhaite tout de suite, on ne peut pas faire comme les autres car chacun est unique et dispose de son propre passé et avenir, on ne peut pas tout gérer parfois même si on pense qu’on a pas le choix, on ne peut pas toujours être souriant et heureux tout le temps, on ne peut pas être amis avec tout le monde, on ne peut pas non plus détester tout le monde, on ne peut pas tout accepter et cela vaut aussi pour les autres. Accepter ses défauts et ses qualités et analyser son problème permet ainsi d’éviter la constante dévalorisation de soi-même.

J’essaie donc ne plus prendre trop à coeur les choses afin de mieux gérer mon stress quotidien.

Pour m’aider à mieux traverser tout ça, je dispose de plein de petites astuces comme me préparer des infusions pour bien dormir, faire une petite cure de magnésium ou de zinc pour me rebooster… L’effet Placebo est peut-être important mais on fait comme on peut non ? J’organise des voyages ou des soirées avec les copains etc… J’écoute de la musique, je prévois des expos…Je passe le plus clair de mon temps à m’occuper afin de garder un esprit motivé. Tout cela dans le but de positiver et faire face à ce stress avec un moral d’acier.

Ces petits conseils viennent juste de ma propre analyse et je ne suis pas psychologue. Je ne me présume pas spécialiste non plus mais à mon niveau, cette méthode de pensée m’a beaucoup aidée à affronter la vie avec la rage de vaincre – et non avec la rage tout court.

@source image Pinterest

L’ennui parfait – 2

Toute petite, j’imaginais déjà mon futur comme on imagine une histoire. Ecrivain, journaliste, auteur, décoratrice d’intérieure, paysagiste, guide musée ont été les carrières que je voulais entreprendre enfant. J’ai toujours écris dans des carnets ou des journaux divers qui n’étaient destinés qu’à moi.

En grandissant, la réalité saute aux yeux. La vie n’est pas aussi simple et ces jolies possibilités de métier se sont envolées. Le coût des formations, les recherches d’emplois diverses, les cursus dits bouchés et le reste ont beaucoup joué. J’ai suivi une formation lambda, j’ai écouté les divers conseils tout en suivant mes envies, j’ai été diplômée.

Aujourd’hui, je travaille pour un magazine spécialisé à Paris. Un magazine, me direz-vous. Oui, un magazine dans lequel je n’exerce pas le métier de journaliste. Un magazine qui est pensé pour des élites. Oui, un magazine qui ne correspond pas du tout à mon univers mais qui est un très bon mensuel pour les personnes visées. Ce travail est une bonne chose, je ne suis pas au chômage sortie de mon école. J’aime beaucoup ce travail pour ce qu’il m’apporte au quotidien dans mes fonctions.

Pourtant, j’ai souvent des envies d’ailleurs. De tout reprendre à zéro. De me lancer dans une carrière où je pourrais satisfaire mes envies de créer de mes mains. Parfois, j’ai voulu tout arrêter et recommencer une formation dans la filière qui me plait vraiment avec ses inconvénients. Me lancer à la quête des jolis métiers que je souhaitais petite. Comme si l’enfant que je fus me chuchotait au coeur : Vas-y ma grande, ne me déçois pas, il est encore temps ! .

Recommencer. Ce mot est effrayant et si excitant en même temps. Recommencer un devoir a toujours signifié l’échec de mon premier jet. L’échec que je ne supporte pas beaucoup dans la vie. Alors reprendre une formation, c’est peut-être aussi devoir affronter mon échec quant à mes études. Effrayant!

Recommencer peut aussi vouloir dire enfin s’épanouir, ne plus se sentir si frustrée, ne plus devoir chercher sans cesse une satisfaction que je sais impossible dans mon travail actuel puisque je ne peux mettre à profit ma créativité. Et ça, ce serait sûrement une vraie délivrance.

J’envisage ces possibilités comme intouchables pour le moment.

Parce-que d’un, j’ai peur. De deux, il faudrait réenvisager tout mon avenir à nouveau et me confronter à ces situations de doutes qu’ont les étudiants. De trois, il faudrait bousculer mon quotidien déjà un peu bancal. Repasser par ces étapes de la vie qui sont si incertaines me terrifie. Aussi, parce que je commence tout juste à me sédentariser dans mon poste et que je veux pouvoir voir ce qu’il va m’apporter à long terme. Enfin, je veux savoir si ces aspirations ne sont pas qu’une passade ou une envie qui colle au moment.

J’envisage de chercher d’autres voies. Surtout celles de développer une activité parallèle à mon job. Je me projette encore un peu dans ce travail, peut-être aussi parce-que je veux trouver des alternatives à ce recommencement total. Je prends tous les conseils.

Avez-vous aussi ce genre de pensées folles de tout reprendre à zéro ?

@source image : Pinterest